Derrière les « victoires » de l’UMP et des Verts, un camouflet pour l’Europe totalitaire

Publié le par arrasmrc

 
Le scrutin de ce dimanche a, sans surprise, était marqué par une très forte abstention, que ce soit en France (60 %) comme dans l’ensemble de l’Europe (57 %). Une abstention pourtant entièrement éludée, en France, par les médias et les principaux partis politiques qui ont préféré souligner les bons scores – pourtant très relatifs – de l’UMP et des Verts. Prétendant, au passage, que ces élections constituaient une large victoire pour l’Europe et ses partisans. Prétendant désormais que le débat sur la nature de l’Europe, entre supranationalistes et souverainistes, faisaient désormais parti du passé.

Au contraire, pourtant, l’abstention, beaucoup plus élevé pour ces élections que pour d’autres, reflète un profond camouflet pour cette Europe qui se construit dans le dos et au mépris des peuples. Une Europe face à laquelle une majorité de citoyens, ne décelant pas l’utilité de leur vote, n’ayant naturellement aucune conscience citoyenne européenne, désertent les urnes. Une désertion, qu'elle soit défiance ou désintérêt, restent une profonde crise de légitimité pour cette Europe.

Une abstention qui sanctionne aussi une non-campagne européenne, où les « nonistes » furent scandaleusement écartés, où aucun véritable débat de fond ne fut organisé, où les vrais enjeux furent mis au placard…

Mais une forte abstention qui, et c'est bien la raison pour laquelle elle a été délibéremment entretenu, a pour seule et notable incidence de laisser le champ libre aux européistes pour continuer leur désastreuse politique. Si l’on peut se réjouir de la claque reçue par le PS et le Modem, il faut reconnaître que les quatre partis du double discours et du mépris du peuple monopolisent encore la voix des Français au Parlement européen. Quant aux « nonistes », majoritaires en 2005, ils sont en 2009 totalement marginalisés, que ce soit en voix ou en sièges. Ainsi, le Front de gauche obtient 4 sièges, le Front National 3, et Libertas 1, soit en tout et pour tout 8 sièges sur 72…

Quant à Debout la République, parti que j’ai soutenu, il n’aura malheureusement aucun élu au Parlement européen. Si son score avoisinant les 2 % est en soi décevant, il est relativement satisfaisant et porteur d’espoir pour la suite vu la jeunesse du parti, l’omerta des médias à son encontre, la chape de plomb des instituts de sondage et le refus de tout véritable débat de la part des partis européistes.

Tous ceux qui ont soutenu la démarche de Debout la République, tous ceux qui ont fait la campagne de ce parti n’ont pas aujourd’hui à rougir. Ils peuvent être fiers d’avoir réussi le tour de force, contre vents et marées, de faire exister ce parti, ses valeurs, son projet. Savoir que 310 000 Français ont accordé leur confiance, ce dimanche, en un parti qui, d’après certains, serait ringard, passéiste et ne représenterait que lui-même ne peut être qu’un encouragement à continuer le combat.

S’il reste beaucoup de travail à réaliser pour délivrer le peuple français de sa servitude, les bases d’un mouvement républicain de reconquête de la souveraineté populaire sont aujourd’hui posées. A nous de garder et de transmettre la flamme de la résistance !

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Publié dans Europe

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