Nicolas et l'hôpital

Publié le par arrasmrc

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Publié dans Santé

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FO Santé appellera à la grève le 29 janvier pour protester contre cinquante suppressions de postes<br /> dimanche 11.01.2009, 04:46 - La Voix du Nord <br /> | AGACEMENT |<br /> FO santé Arras appellera les agents du CHA à se mettre en grève et à aller manifester à Lens, le 29 janvier, à l'occasion de la journée nationale d'action. <br /> <br /> « Là, on fait chauffer les pneus... », préviennent Étienne Martinot et Mickaël Suligère, délégués syndicaux FO Santé au centre hospitalier d'Arras. Il faut dire que le discours de Nicolas Sarkozy, sur le fait que les difficultés de l'hôpital n'auraient rien à voir avec un manque de moyens, leur est resté en travers de la gorge. « Pour faire face au coup de bourre, pendant les fêtes, on a dû rouvrir quatorze lits. Et cela, sans effectifs supplémentaires. On a rappelé des personnels en congés... On ne s'étonnera pas, après, d'avoir des agents fatigués, énervés... À la merci d'une erreur. Et quand on voit ce qui arrive aux agents qui en commettent... Nous allons d'ailleurs alerter le CHSCT sur ce point, par mesure de précaution. » Alors que le CHA se distingue aujourd'hui par un taux d'absentéisme à 8 % parmi les plus bas de la région (15 % au CHU de Lille et 10 % à Lens), les syndicalistes ont l'impression que ces efforts ne sont pas pris en considération. « L'agence régionale pour l'hospitalisation nous demande de supprimer cinquante postes sur 2008 et 2009 (il y en a déjà eu vingt-trois), et cela, alors que notre activité augmente de 3 % par an. Les services des urgences et du SAMU ont une activité qui explose. Le SAMU a eu à traiter 200 000 appels en 2008, soit une augmentation de 40 % !<br /> » <br /> L'État nous a ponctionné 5 ME <br /> Ce que les syndicalistes n'apprécient pas non plus, c'est que l'État demande au CHA ce qu'il ne s'impose pas à lui-même... « Il faut savoir que si la tarification à l'activité était vraimentappliquée, nous serions un établissement excédentaire. Or, par mesure de solidarité régionale, l'État nous a ponctionné 5 ME sur deux ans... Et il nous demande malgré cela de revenir à l'équilibre budgétaire en 2010 alors que lui, n'appliquera la tarification à l'activité qu'en 2012. Forcement, la situation est tendue. Toutes les promotions internes sont gelées à cause de cela. » Autre exemple du manque de moyens mis en avant par les syndicalistes : le non remplacement des congés maternité. « Il y a à peine un remplacement sur trois... Or, nous avons essentiellement un personnel jeune et féminin. Les congés maternité - dont nous nous réjouissons car ils sont excellents pour le paiement de nos retraites - n'ont pas à être supportés par les collègues. Quand il y en a plusieurs dans un même service, c'est la désorganisation ! » Et puis, il y a des inquiétudes sur le service de neurologie, fermé depuis un an, faute de praticien : « Et là, on vient de louper bêtement le recrutement de deux médecins qui auraient pu remonter le service. Si on voulait le supprimer définitivement, on ne s'y prendrait pas autrement. » Quid, aussi, des kinés du service de rééducation fonctionnelle avec l'arrivée programmée du groupe Opale au 4e étage du CHA ? « Et voilà maintenant que l'on parle de fermer le service de soins continus créé à l'ouverture du nouveau CHA. Quinze lits, vingt-cinq personnes... Ce qu'ils veulent, c'est redéployer le personnel dans d'autres services qui en manque. Voilà comment ils gèrent le manque d'effectifs. En supprimant des services ! Et cela, sans aucune concertation. » On l'aura compris, les pneus sont en train de chauffer... • F. T.
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